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Season 4 episodes (21)

« Désormais, les éleveurs appartiennent à la Cooperl », Ivan Logvenoff sur Fréquence Mutine
S04:E01

« Désormais, les éleveurs appartiennent à la Cooperl », Ivan Logvenoff sur Fréquence Mutine

Ivan Logvenoff, coauteur avec Kristen Falc’hon de notre enquête sur la Cooperl, publiée en novembre 2023, était l’invité d’Inès Florentin sur Fréquence Mutine (radio brestoise) le 29 janvier 2024. La Cooperl, dont le siège se situe à Lamballe (22) est la plus grande coopérative porcine française. « L’idée de base, vraiment louable, était de se rassembler à 25 éleveurs pour mieux vendre son cochon, rappelle Ivan Logvenoff. Seulement, ce système s’est emballé. De 25, ils sont aujourd’hui 3.000. Il y aussi 8.000 salariés, 88 filiales présentes dans une dizaine de pays y compris en Asie du Sud-Est sur la génétique porcine. » Aujourd’hui, la Cooperl peut contrôler tous les aspects de la production. De la vente à l’achat d’aliments en passant par les conseils vétérinaires, la gestion des effluents ou la construction des bâtiments. « Or, il n’y a aucune justification technique à ce qu’on impose un médicament ou une race particulière de porcs, nous a expliqué un vétérinaire, pointe Ivan Logvenoff. Normalement c’est la coopérative qui appartient aux éleveurs. Maintenant, ce sont les éleveurs qui appartiennent à la coopérative. » De plus, des nuages s’amoncellent sur le groupe, dont la particularité est de posséder des usines de salaison, de moins en moins compétitives. Pour compenser ces pertes, la coopérative s’appuie sur les éleveurs en baissant le tarif d’achat des porcs sous celui du marché, en augmentant les délais de paiement ou en les obligeant à déposer une partie de leurs ventes sur les comptes de la Cooperl. « Un groupe de huit éleveurs a essayé de soulever ces différents problèmes en 2023. La seule réponse des dirigeants a été d’augmenter le nombre d’administrateurs pour que ces voix soient étouffées. Certains nous ont dit qu’il y avait un problème de démocratie », conclut Ivan Logvenoff.

« La question agroalimentaire façonne la Bretagne », Julie Lallouët-Geffroy sur Radio PFM
S04:E02

« La question agroalimentaire façonne la Bretagne », Julie Lallouët-Geffroy sur Radio PFM

Julie Lallouët-Geffroy, journaliste pour « Splann ! », a été interviewée par Radio PFM lors de Longueur d’ondes 2024, festival de la radio et de l’écoute qui se déroule chaque hiver à Brest. Trois ans après le lancement officiel de notre média d’enquête à but non lucratif, Julie Lallouët-Geffroy rappelle dans cet entretien son objectif éditorial principal : gratter ce qu’il y a derrière la carte postale de la Bretagne, notamment sur les questions agricoles et environnementales. Si délier les langues reste encore difficile, le travail d’Inès Léraud autour des algues vertes ou de Nicolas Legendre, auteur de Silence dans les champs, deux journalistes membres de « Splann ! », montre que les questions agroalimentaires représentent un champ d’investigation à part entière qui intéresse le public. Pour autant, « Splann ! » n’a pour l’heure jamais pu tisser de partenariat avec la presse régionale bretonne, contrairement aux médias de service public.

L'ammoniac pollue (toujours) autant l'air breton | Le récap' de « Splann ! » de juin 2024
S04:E03

L'ammoniac pollue (toujours) autant l'air breton | Le récap' de « Splann ! » de juin 2024

Le Récap’ de « Splann ! » est notre nouveau rendez-vous mensuel sur les ondes de ‪Radio BOA‬ et des radios associatives de Bretagne partenaires. Que faut-il lire, écouter ou regarder pour s’informer sur la crise sociale, écologique et démocratique que traversent nos sociétés ? Julie Lallouët-Geffroy vient présenter nos dernières révélations ainsi qu’une sélection d’informations publiées par nos consœurs et nos confrères.

L'Etat louvoie sur le trop-plein de nitrates agricoles en Bretagne | Le récap' de « Splann ! » de juillet 2024
S04:E04

L'Etat louvoie sur le trop-plein de nitrates agricoles en Bretagne | Le récap' de « Splann ! » de juillet 2024

Le Récap’ de « Splann ! » est notre nouveau rendez-vous mensuel sur les ondes de ‪Radio BOA‬ et des radios associatives de Bretagne partenaires. Que faut-il lire, écouter ou regarder pour s’informer sur la crise sociale, écologique et démocratique que traversent nos sociétés ? Juliette Cabaço Roger vient présenter nos dernières révélations ainsi qu’une sélection d’informations publiées par nos consœurs et nos confrères.

« La destruction des haies s'accélère depuis 10 ans en Bretagne », Nolwenn Weiler sur Canal B
S04:E05

« La destruction des haies s'accélère depuis 10 ans en Bretagne », Nolwenn Weiler sur Canal B

Nolwenn Weiler a été interviewée par Lucie Louâpre, dans l’émission L’Arène, sur Canal B, le 3 avril 2024. Notre journaliste a présenté son enquête « Bocage, la fin d’un paysage », menée avec Yann-Malo Kerbrat. En dépit des idées reçues et des moyens alloués, bien après le remembrement opéré après-guerre, la destruction du bocage breton se poursuit. Il s’accélère même depuis dix ans, en lien avec la concentration du nombre d’exploitations agricoles. Il s’agit pourtant d’un allié précieux pour la préservation de la biodiversité, la lutte contre l’érosion des sols, les pollutions ou les conséquences de la sécheresse. L’artificialisation des sols, notamment pour la construction de lotissements, ou encore le déploiement de la fibre optique, sont des facteurs aggravants. Au-delà des questions quantitatives, la qualité des haies se dégrade. Leur entretien repose presque entièrement sur les agriculteurs. Or, c’est une activité coûteuse, voire dangereuse.

« Les soudeurs des Chantiers de l'Atlantique sont exposés au Chrome VI », Samy Archimède sur SUN FM
S04:E06

« Les soudeurs des Chantiers de l'Atlantique sont exposés au Chrome VI », Samy Archimède sur SUN FM

Les Chantiers de l’Atlantique, Yara, TotalÉnergie … Quel impact ont ces géants de l’industrie régionale sur la santé de leurs salarié·es ? Cette question est au cœur des premiers volets de notre enquête intitulée « Saint-Nazaire, maladie de ses industries », présenté par son coauteur Samy Archimède, le 30 mai 2024, sur la radio nantaise SUN FM. Dans l’estuaire de la Loire, sept sites classés Seveso produisent ou stockent des matières dangereuses pour la santé humaine et pour l’environnement. Les Chantiers de l’Atlantique fonctionnent grâce à des milliers d’intérimaires, souvent étrangers. Les membres de la Commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) ont enregistré 30 entorses à la réglementation en matière d’exposition aux fumées de soudage entre 2021 et 2022. Or, cette technique dégage du Chrome VI, substance classée cancérigène. La CGT dénonce la sous-traitance en cascade qui brouille les pistes et dilue les responsabilités.

« La FNSEA verrouille tous les leviers de la politique agricole française », Marianne Kerfriden sur Canal B
S04:E07

« La FNSEA verrouille tous les leviers de la politique agricole française », Marianne Kerfriden sur Canal B

Marianne Kerfriden est l’autrice d’une enquête sur les cumuls de casquettes de quatre hauts dirigeants de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), parue le 23 mai 2024 chez Splann ! et plusieurs médias partenaires. Notre journaliste a présenté les conclusions de son travail chez Lucie Louâpre, dans l’émission L’Arène, sur la radio rennaise Canal B, le 7 juin 2024. Il s’agit du volet français d’un dossier européen coordonné par le consortium Lighthouse Reports. « On a travaillé avec des Belges, des Polonais, des Italiens et des Allemands, énumère Marianne Kerfriden. L’idée c’était de faire une enquête conjointe sur les syndicats agricoles, avant les élections européennes. Et de montrer que si ces syndicats revendiquent de représenter tous les agriculteurs, ce n’est pas exactement le cas. » Des infographies interactives permettent de découvrir les mandats et autres fonctions de quatre figures de la FNSEA, dont deux figures bretonnes. Ces dirigeants siègent par exemple à l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), au comité régional nitrates de Bretagne, à la direction de salons ou au conseil d’administration de groupes de presse agricole. Partout, ces leaders veillent à défendre une vision productiviste et exportatrice de l’agriculture, en témoignent la « pause » obtenue cet hiver sur le plan écophyto ou la défense des méga-bassines. « La force de la FNSEA est d’être élue démocratiquement dans les chambres d’agriculture, rappelle Marianne Kerfriden. Les postes, qu’il obtient à la fois grâce aux chambres d’agriculture et en étant syndicat majoritaire, permettent de verrouiller tous les leviers de la politique agricole française et même européenne. » En résulte une cogestion historique des questions agricoles entre le gouvernement et la FNSEA, déjà mise en lumière par notre journaliste dans un numéro de l’émission Pièces à conviction, diffusé sur France 3, en janvier 2017. « J’avais alors interviewé Dominique Bussereau, se souvient-elle. Il m’avait raconté qu’avant d’être nommé ministre, il avait reçu la visite de Jean-Michel Lemétayer, alors président de la FNSEA, et avait eu l’impression de passer un entretien d’embauche. Quand son mandat s’est terminé, Lemétayer est arrivé dans son bureau et a dit : “Dominique, est-ce que tu veux rester ministre ?” » Les organisations minoritaires (Confédération paysanne, Coordination rurale et Modef), qui ont totalisé 46 % des voix en 2019, ont du mal à faire entendre d’autres voix. En 2021, la Cour des comptes avait pris leur partie en prônant « une modification du mode de scrutin » pour favoriser le pluralisme. La FNSEA et les Jeunes agriculteurs — qui font liste commune aux élections aux chambres d’agriculture — poussent au contraire pour changer les règles de financement à leur profit. Elles réclament un changement de la clé de répartition favorisant l’organisation arrivant en tête. Toutefois, les articles qu’elles attendaient ne figurent pas dans le décret paru le 16 juillet et qui fixe les modalités d’organisation des élections du 31 janvier 2025. Le tandem FNSEA-JA a immédiatement dénoncé un « nouvel exemple du non-respect de la parole donnée ». Ministre d’un gouvernement démissionnaire chargé d’expédier les affaires courantes, Marc Fesneau cèdera-t-il à cette exigence avant de quitter la rue de Varenne ? Découvrez les organigrammes commentés des mandats d’Arnaud Rousseau, président de la FNSEA et du conseil d’administration du groupe Avril, de Thierry Coué, secrétaire général adjoint de la FNSEA, André Sergent, président de la chambre d’agriculture de Bretagne, et Jérôme Despey, premier vice-président de la FNSEA sur splann.org.

« "Splann !" va s'agrandir en septembre », Julie Lallouët-Geffroy à Couthures-sur-Garonne
S04:E08

« "Splann !" va s'agrandir en septembre », Julie Lallouët-Geffroy à Couthures-sur-Garonne

Julie Lallouët-Geffroy, autrice de plusieurs enquêtes pour « Splann ! », a répondu aux questions de Radios libres en Périgord et Espoir FM, lors du festival international de journalisme de Couthures-sur-Garonne, qui s’est tenu du 12 au 14 juillet 2024. Elle y avait participé à deux tables rondes, sur les nouveaux médias locaux et le risque de guerre de l’eau. Dans cette interview, notre journaliste aborde la naissance de notre média indépendant, dans un contexte de lutte pour la liberté de la presse en Bretagne incarné par Inès léraud et Morgan Large, nos méthodes pour réaliser un travail rigoureux tout en restant imperméable aux pressions, ainsi que l’avenir de notre jeune structure. Julie Lallouët-Geffroy y délivre une excellente nouvelle : la rédaction va s’agrandir en septembre. Elle comptera quatre journalistes permanentes, contre deux actuellement. Un pari qui repose sur l’amplification des dons citoyens.

Deux journalistes mettent en alerte les éleveurs de porcs du Finistère | Le récap' de « Splann ! » d'août 2024
S04:E09

Deux journalistes mettent en alerte les éleveurs de porcs du Finistère | Le récap' de « Splann ! » d'août 2024

Le Récap’ de « Splann ! » est notre nouveau rendez-vous mensuel sur les ondes de ‪Radio BOA‬ et des radios associatives de Bretagne partenaires. Que faut-il lire, écouter ou regarder pour s’informer sur la crise sociale, écologique et démocratique que traversent nos sociétés ? Juliette Cabaço Roger vient présenter nos dernières révélations ainsi qu’une sélection d’informations publiées par nos consœurs et nos confrères. Au sommaire de ce récap’ : Droit de suite : accueil plus que mitigé pour deux journalistes de la revue Invendable partis à la rencontre des éleveurs porcins du Nord-Finistère pour les interroger sur leur rapport aux médias. Focus : une étude sur la presse agricole en France : « Entre les professionnels, le professionnalisme et la profession : la presse agricole sous contraintes » par Prune Catoire, dans le cadre de ses travaux en sciences politiques. Glané pour vous : un mur de la honte à l’hôpital de Brest ; l’entreprise Lactalis a doublé sa taille en dix ans et affiche un chiffre d’affaires record ; une escroquerie sur des espèces protégées dans le Morbihan.

Antoine Armand, un ami du lobby porcin ministre de l'Economie | Le récap' de « Splann ! » de septembre 2024
S04:E10

Antoine Armand, un ami du lobby porcin ministre de l'Economie | Le récap' de « Splann ! » de septembre 2024

Le Récap’ de « Splann ! » est notre nouveau rendez-vous mensuel sur les ondes de ‪Radio BOA‬ et des radios associatives de Bretagne partenaires. Que faut-il lire, écouter ou regarder pour s’informer sur la crise sociale, écologique et démocratique que traversent nos sociétés ? Julie Lallouët-Geffroy vient présenter nos dernières révélations ainsi qu’une sélection d’informations publiées par nos consœurs et nos confrères. Au sommaire de ce récap’ : Avec Antoine Armand, le lobby du porc gagne un soutien à Bercy Artificialisation des terres : zéro pointé à Crozon Eureden soutient le journalisme… à sa manière La CGT Chômeurs précaires dresse une carte des « vautours » L’Horn, une rivière sacrifiée à l’agro-industrie dans le Finistère

Ils veulent réensauvager la Bretagne | Le récap' de « Splann ! » d'octobre 2024
S04:E11

Ils veulent réensauvager la Bretagne | Le récap' de « Splann ! » d'octobre 2024

Le Récap’ de « Splann ! » est notre nouveau rendez-vous mensuel sur les ondes de ‪Radio BOA‬ et des radios associatives de Bretagne partenaires. Que faut-il lire, écouter ou regarder pour s’informer sur la crise sociale, écologique et démocratique que traversent nos sociétés ? Juliette Cabaço Roger vient présenter nos dernières révélations ainsi qu’une sélection d’informations publiées par nos consœurs et nos confrères. Au sommaire de ce récap’ : Focus : on parle réensauvagement de la nature. Un concept qui se propage en France et en Bretagne. Il s’agit de défendre l’idée de nature sauvage et de laisser-faire et d’admettre finalement qu’il n’est pas toujours nécessaire de « gérer » la nature. Glané pour vous : les radios associatives attaquées au portefeuilles par le gouvernement, le rédacteur en chef du Télégramme fait la leçon les opposants à Vincent Bolloré, l’Observatoire des entraves à la liberté de la presse lance son financement participatif… L’alerte : les parents d’un jeune enfant atteint de leucémie à Donges s’interroge sur le lien possible avec la raffinerie TotalEnergies toute proche

Grand entretien #1 : Agriculture et biodiversité avec Florian Barbotin de la LPO Bretagne
S04:E12

Grand entretien #1 : Agriculture et biodiversité avec Florian Barbotin de la LPO Bretagne

Florian Barbotin est chargé de mission agriculture à la Ligue de protection des oiseaux (LPO) Bretagne. Sa mission : accompagner les agriculteurs volontaires vers des systèmes de production plus favorables à la biodiversité. Un travail de longue haleine qui nécessite un accompagnement financier important. « Très concrètement, il y a un déclin de la biodiversité à toutes les échelles, que ce soit monde, Europe, France, Bretagne, ferme ou parcelle, constate Florian Barbotin. C’est la conséquence de l’utilisation de pesticides de synthèse et de certaines pratiques agricoles, notamment de fauche aux mauvaises périodes, ou le labour, qui a un fort impact sur vie du sol. » Le grand Ouest abrite une biodiversité très riche grâce à son paysage bocager. Traditionnellement, haies et talus étaient utilisés pour séparer les parcelles et servaient de clôture naturelle. Mais le bocage est aussi un habitat parfait pour un grand nombre d’espèces animales qui y ont élu domicile. En France, la biomasse d’insectes a par exemple subi un déclin de 80 % en 30 ans. « La Bretagne, réservoir biologique de certaines espèces » Depuis les années 1960, le remembrement mené par l’État a entraîné une rupture paysagère importante. Cette politique visait à « moderniser » l’agriculture et à augmenter significativement les rendements grâce à la mécanisation et à l’utilisation de produits phytosanitaires, entre autres. Les parcelles s’agrandissent et les haies deviennent un obstacle pour les machines. « L’homme est aussi facteur de création de biodiversité grâce à ses pratiques agricoles, parce qu’il aura favorisé la diversité génétique d’espèces cultivées. Et quand il y a plusieurs espèces cultivées, il y a aussi des insectes différents qui viennent et donc des prédateurs. » Un exemple qui s’applique aux céréales, mais aussi à l’élevage. « En Bretagne, il y a des races anciennes comme la pie noire ou la froment du Léon. C’est l’homme, de par ses pratiques et la sélection génétique qu’il a exercée depuis des milliers d’années, qui a favorisé l’émergence de ces espèces complètement adaptées aux écosystèmes locaux puisqu’ils ont co-évolué avec. » « Amorcer la changement vers des modèles plus favorables à la biodiversité » Revenir à des fermes plus petites, sans pesticides, sans engrais de synthèse, avec plus de bocage est donc une nécessité pour préserver la biodiversité. « La biodiversité est fondamentale pour la survie, y compris de l’espèce humaine », martèle Florian Barbotin. « Sur des systèmes qui sont favorables à la biodiversité, il y a souvent très peu de charges, parce que ça va être beaucoup du pâturage à l’herbe, sur prairie naturelle, avec des races anciennes. Donc ça veut dire beaucoup moins d’achat de foin, pas d’achat de pesticides de synthèse… » Il faut rappeler que les coûts des pesticides ont augmenté puisqu’ils sont liés au cours du pétrole. « Ce sont aussi des systèmes qui représentent moins de temps de travail, enchaîne Florian Barbotin. Parce qu’ils sont assez autonomes, avec des bêtes qui ont une éducation alimentaire qui leur permet de bien valoriser les flores qui sont présentes. Les systèmes intensifs vont avoir des rendements souvent plus importants en lait ou en viande, mais avec une charge de travail beaucoup plus importante. Et donc finalement, ils auront une rentabilité équivalente. » Il faut cependant prévoir les premières années un effet d’amorce : les écosystèmes sont alors très déséquilibrés et les prédateurs vont mettre du temps à revenir s’y installer. Une situation qui profite aux ravageurs et aux nuisibles et qui peut donc entraîner des pertes et une baisse de rentabilité les premières années. Avant d’inverser la tendance et retrouver un environnement sain et autonome. « Il y a tout un tas de bibliographies qui montrent que ça marche d’un point de vue agronomique comme d’un point de vue écologique. Mais il faut le faire d’une manière planifiée, accompagnée. Et malheureusement les politiques ne sont pas du tout à la hauteur des enjeux. Il faudrait des milliards. Une fois qu’on est parti dans un système intensif, pour en changer, c’est un paquebot. » 🎙️ Entretien mené par Juliette Cabaço Roger Consultez aussi notre grande enquête sur la destruction du bocage, qui se poursuit en Bretagne.

Laitik, un lait breton pas si éthique ? | Le récap' de « Splann ! » de novembre 2024
S04:E12

Laitik, un lait breton pas si éthique ? | Le récap' de « Splann ! » de novembre 2024

Le Récap’ de « Splann ! » est notre nouveau rendez-vous mensuel sur les ondes de ‪Radio BOA‬ et des radios associatives de Bretagne partenaires. Que faut-il lire, écouter ou regarder pour s’informer sur la crise sociale, écologique et démocratique que traversent nos sociétés ? Juliette Cabaço Roger vient présenter nos dernières révélations ainsi qu’une sélection d’informations publiées par nos consœurs et nos confrères. Au sommaire de ce récap’ : La condamnation d’une société d’intérêt collectif agricole bretonne à rembourser des éleveurs laitiers. Les cadeaux de Noël avant l’heure de notre Premier ministre aux préfets… Quelle relève pour les agriculteurs ? Un constat alarmant si l’on suit le podcast d’une série documentaire sur France Culture. Lutte autour de la « déforestation importée ». Biodynamie en Béton. Après les algues vertes, une nouvelle bande dessiné signée Inès Léraud avec Pierre Van Hove . Cette fois il s’agit d’une enquête historique dédiée au remembrement en Bretagne après la seconde guerre mondiale. Et les rubriques : “ça se passe près de chez vous”et “l’agenda de Splann !”.

 « Nous avons trouvé de l'arsenic près de la mine Imerys de Glomel », Celia Izoard sur France Culture
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« Nous avons trouvé de l'arsenic près de la mine Imerys de Glomel », Celia Izoard sur France Culture

Celia Izoard était l’invitée de Nicolas Herbeaux pour La Transition de la semaine, dans la matinale du samedi 30 novembre 2024 sur France Culture. La journaliste, philosophe et essayiste, autrice de « La Ruée minière au XXIe siècle, enquête sur les métaux à l’ère de la transition » (Le Seuil, 2024) a présenté les résultats de l’enquête menée pour « Splann ! » sur la mine Imerys de Glomel, dans les Côtes-d’Armor. Le projet d’ouverture d’une quatrième fosse d’extraction d’andalousite près de Rostrenen, en Centre Bretagne, soulève l’opposition d’une partie de la population, inquiète des conséquences de cette exploitation pour la santé et la biodiversité. L’association Eau et rivières de Bretagne a engagé un recours contre l’autorisation environnementale accordée au terme d’une enquête publique par le préfet durant l’été 2024. « Je ne comprenais pas comment Imerys pouvait dire qu’il n’y avait aucun impact sur les eaux, alors que la mine rejette 1,5 million de m³ d’effluents industriels dans une réserve naturelle régionale, en amont de deux captages d’eau potable qui alimentent la région, se remémore Celia Izoard. Comment était-ce possible, étant donné ce que contiennent ces effluents industriels, qui sont entre autres des métaux lourds ? » « Splann ! » a donc fait analyser des échantillons de sédiments prélevés en amont du point de rejet, au niveau du point de rejet et 2 km en aval, dans le même cours d’eau. Les résultats contredisent la communication de la multinationale qui assure être « respectueuse de l’environnement ». Les concentrations en nickel atteignent jusqu’à 60 fois la valeur guide pour un bon état écologique des sédiments en eau douce. Les concentrations en cobalt sont jusqu’à 20 fois supérieures à la valeur guide. Des taux anormaux d’arsenic et de cadmium, des métaux toxiques classés cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques, sont également décelés à cette occasion. Sachant qu’Imerys bénéficie d’une autorisation préfectorale pour rejeter jusqu’à 5,5 kg de cobalt et de nickel par jour dans ses effluents. « Imerys ment sur deux points qui sont importants : sa consommation d’eau depuis des décennies. Et sur l’absence de pollution. C’est très préoccupant car cette entreprise souhaite ouvrir une mine de lithium dans l’Allier, un projet colossal », alerte l’enquêtrice. Par ailleurs, les rejets de poussière contiennent les mêmes métaux toxiques. Aucune étude épidémiologique n’a pourtant été réalisée pour mesurer les conséquences sur les santé de la population, susceptible de les respirer. La fermeture de la mine ne règlerait pas le problème pour autant, à cause du drainage minier acide. « Lorsque la pluie va ruisseler sur les millions de mètres cubes de déchets entassés, cela va former de l’acide sulfurique, décrit la journaliste. À partir de 2044, il va falloir gérer des quantités d’eau acide qui vont charrier des contaminants métalliques. Si cette mine s’étend, cette gestion va s’étendre. Elle est extrêmement coûteuse, même pour des sites beaucoup plus petits et dont l’État doit s’occuper. »

Grand entretien #2 : Méthanisation et élevage intensif avec Marie-Pascale Deleume, d'Eau et rivières de Bretagne
S04:E13

Grand entretien #2 : Méthanisation et élevage intensif avec Marie-Pascale Deleume, d'Eau et rivières de Bretagne

Marie-Pascale Deleume est ingénieure agronome de formation. Membre de France Nature environnement, elle représente l’association Eau et rivières de Bretagne au Conseil économique social et environnemental de Bretagne (Ceser), où elle préside la section prospective. A ce titre, elle a notamment participé aux débats préparant le rapport du Ceser sur l’alimentation en Bretagne à l’horizon 2050 ou celui sur l’usage des sols à l’horizon 2060. Dans ce grand entretien, nous avons voulu comprendre pourquoi son association réclame un moratoire sur la méthanisation, technologie qui permet de produire du gaz à partir des sous-produits de l’agriculture (effluents d’élevage, résidus de cultures, cultures intermédiaires…). La méthanisation agricole est souvent présentée comme une solution prometteuse pour répondre aux besoins énergétiques. Cependant, envisager qu’elle puisse fournir une quantité significative de gaz est, selon certains experts, une illusion. « Notre surface agricole française n’y suffira pas », affirme Marie-Pascale Deleume. La concurrence entre les différents usages des terres agricoles est un enjeu majeur. « Nous aurons une compétition forte entre l’alimentation des humains, les besoins naturels et la production d’énergie », explique-t-elle. En d’autres termes, allouer des terres à la production de biomasse pour la méthanisation pourrait entraîner des tensions avec les besoins alimentaires et environnementaux. Marie-Pascale Deleume s’intéresse à la méthanisation depuis de nombreuses années. Lors de ses études à l’école d’agronomie, elle a effectué un stage à la ferme de l’école, qui était équipée d’un méthaniseur. Elle y a constaté plusieurs problèmes récurrents, tels que des défauts de fiabilité et de stabilité des intrants. Ces difficultés techniques perdurent encore aujourd’hui, selon elle. Outre les problèmes techniques, la méthanisation soulève des questions sociétales et écologiques. La pression exercée sur les ressources naturelles, notamment les sols et l’eau, est significative. En outre, le modèle économique sous-jacent peut entraîner une intensification agricole qui va à l’encontre des objectifs de durabilité. 🎙️ Entretien mené par Sylvain Ernault Consultez aussi notre grande enquête sur le boom de la méthanisation en Bretagne.

« Les lobbies mènent la guerre des récits », Pierre-Yves Bulteau au Grand débat des indés
S04:E14

« Les lobbies mènent la guerre des récits », Pierre-Yves Bulteau au Grand débat des indés

« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie en mettant dans la balance son crédit, son honneur, sa vie. » ✒️ Cent ans après, quels terrains d’enquête choisiraient Albert Londres ? Voilà une question qui nous travaille intérieurement. Explorer les zones d’ombre, y passer le temps nécessaire, se placer du côté des plus humbles, impliquer les lectrices et les lecteurs pour faire advenir un monde plus juste… Le legs du grand reporter nous anime, même loin du fracas des bombes. Porter la plume dans la plaie implique de déranger des intérêts. Mutisme, éléments de langage, contre-feux… Élus, hauts fonctionnaires et responsables économiques peuvent se réfugier derrière une armée de communicants pour esquiver les questions gênantes, autant que faire se peut. Les stratégies sont parfois plus élaborées. C’est ce que nous avons observé dans l’agrobusiness breton. De la mise en place de la cellule Demeter, qui scelle le partenariat entre les renseignements intérieurs et la FNSEA pour traquer les voix critiques, au dénigrement des journalistes par note confidentielle réalisé par des lobbys ayant pignon sur rue… Informer reste un combat, qui ne se mènera qu’avec vous. C’est de cette guerre des récits qu’a souhaité parler Pierre-Yves Bulteau, cofondateur de « Splann ! », lors du Grand débat des indés organisé par le Fonds pour une presse libre. C’était le 30 septembre dernier et le ministre de l’Économie s’appelait alors Antoine Armand.

« Soutenez la cinquième saison d'enquête de "Splann !" », l'appel d'Inès Léraud
S04:E15

« Soutenez la cinquième saison d'enquête de "Splann !" », l'appel d'Inès Léraud

Depuis 2020, Splann ! enquête sur les dessous du productivisme agricole, les atteintes à l’environnement, la probité des élus ou encore le recul des libertés publiques. 🔍 Ce média unique a été impulsé par une dizaine de journalistes habitant en Bretagne soucieux de défendre la liberté de la presse et le droit de savoir des citoyens. Il a été inspiré par Inès Léraud, réalisatrice du Journal breton sur France Culture et autrice de la BD enquête « Algues vertes, l’histoire interdite », sortie en 2019. Grâce au soutien de milliers de lectrices et de lecteurs, Splann ! a pu salarier des journalistes. Notre rédaction permanente, établie à Guingamp, compte aujourd’hui quatre membres, auxquels s’ajoutent des pigistes et d’autres professionnels de l’information. La sensibilité des sujets abordés implique d’être indépendant des pouvoirs politiques et économiques. C’est pourquoi Splann ! est un média à but non lucratif et donc sans actionnaire, qui ne vend aucun encart publicitaire, ne reçoit aucune subvention des collectivités locales, aucune rétribution des géants du web ni aucun mécénat d’entreprise. Pour que nos enquêtes aient de l’impact, nous voulons les rendre accessibles au plus grand nombre. Elles sont donc publiées en accès libre sur notre site et chez des partenaires tels que Mediapart, France 3 Bretagne, Reporterre, Blast ou Basta!. Pas d’abonnement, donc, mais un financement participatif permanent. Et une campagne annuelle de dons menée chaque mois de décembre. Pour nous permettre de lancer une nouvelle saison d’enquête, nous cherchons à réunir 50.000 € avant le 31 décembre à minuit. Nous y sommes presque. Nous aiderez-vous ? 😉

Grand entretien #3 : Bocage et agriculture productiviste avec Thibaut Preux, géographe
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Grand entretien #3 : Bocage et agriculture productiviste avec Thibaut Preux, géographe

Thibaut Preux est enseignant chercheur à l’université de Poitiers. Sa thèse, soutenue en 2019, porte sur le lien entre l’agrandissement des exploitations agricoles et la transformation des paysages de bocage. Nous l’avons reçu à Guingamp, quelques mois après la publication de notre enquête sur la destruction des haies en Bretagne. Les paysages de bocage, caractérisés par leurs haies entourant champs et prairies, trouvent leur origine au XVIIIe siècle. Le développement de l’élevage et la structuration de petites propriétés agricoles ont encouragé la plantation de haies pour cloisonner les espaces. Ces alignements d’arbres et d’arbustes n’étaient pas qu’esthétiques : ils jouaient un rôle clé dans la gestion des parcelles, la préservation des sols et la biodiversité. Depuis les années 1950, l’intensification agricole et les remembrements fonciers ont entraîné l’arrachage massif des haies. Si ce processus semblait ralentir, Thibault Preux révèle qu’il persiste. « Les récents chiffres du ministère de l’Agriculture montrent une accélération inquiétante, avec 25 500 km de haies disparaissant chaque année », alerte-t-il. Cette transformation paysagère résulte principalement de l’agrandissement des exploitations agricoles, un phénomène qui concentre les terres dans les mains de quelques exploitants. Selon les terrains d’enquête observés par le chercheur, 10 % des plus grandes exploitations captent 60 % des terres libérées, renforçant l’impact de leurs choix sur l’organisation de l’espace. La disparition des haies a des répercussions directes sur les écosystèmes. Les haies abritent de nombreuses espèces animales et végétales, servent de corridors écologiques et contribuent à la qualité des sols et des eaux. Leur absence amplifie les risques d’érosion, d’inondations et de pollution des cours d’eau. « Sans les haies, les sols sont plus vulnérables au ruissellement, et la biodiversité souffre d’un appauvrissement dramatique », déplore le géographe. Face à cette urgence, plusieurs initiatives émergent, comme le programme Breizh Bocage en Bretagne ou le Pacte pour les haies lancé par le ministère de l’Agriculture. Ces projets visent à encourager la replantation et l’entretien des haies, mais les résultats restent modestes. « On convainc surtout les agriculteurs déjà sensibilisés, souvent engagés dans l’agriculture biologique ou des systèmes herbagés », note Thibault Preux. Pour inverser la tendance, il appelle à une politique plus ambitieuse et adaptée à l’ensemble des modèles agricoles, y compris les plus intensifs. Si les jeunes générations d’agriculteurs semblent montrer une sensibilité accrue à la préservation des paysages, le modèle agricole dominant, marqué par l’agrandissement et l’intensification, continue de peser lourd. Les politiques publiques, notamment la réforme de la Politique agricole commune (PAC), seront déterminantes pour préserver ce patrimoine unique. 🎙️ Entretien mené par Juliette Cabaço Roger Consultez aussi notre grand enquête sur la disparition du bocage en Bretagne.

Caroline Trouillet parle de la campagne de financement participatif de « Splann ! » sur France Bleu Breizh Izel
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Caroline Trouillet parle de la campagne de financement participatif de « Splann ! » sur France Bleu Breizh Izel

Les personnes imposables sur le revenu pourront bénéficier, en 2025, d’une réduction d’impôt de 66 % du montant de leur don à une association d’intérêt général… à condition d’agir avant ce mardi 31 décembre, à minuit. 💸 France Bleu Breizh Izel a illustré ce dispositif d’encouragement à la philanthropie avec une interview de Caroline Trouillet, journaliste enquêtrice pour « Splann ! », diffusée pendant la matinale du 31 décembre 2024.

« Interrogeons les politiques publiques utra-consommatrices de métaux », Celia Izoard sur Canal B
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« Interrogeons les politiques publiques utra-consommatrices de métaux », Celia Izoard sur Canal B

Celia Izoard est journaliste et philosophe, spécialiste des nouvelles technologies et de leurs conséquences sur la société. Elle co-signe l’enquête de « Splann ! » sur la mine Imerys de Glomel, dans les Côtes-d’Armor. Elle était l’invitée de Lucie Louâpre, mardi 7 janvier, dans l’émission Curiocité, sur Canal B. L’occasion de mettre ce dossier breton en perspective pour celle qui a publié l’an passé « La ruée minière au XXIe siècle, enquête sur les métaux à l’ère de la transition » (Seuil). « Après l’accord de Paris sur le climat, en 2015, il y a eu une offensive de la Banque mondiale et du lobby minier pour mettre en place une politique de substitution énergétique passant par la production d’énergie renouvelable et le déploiement de parcs de véhicules électriques, pointe Celia Izoard. Tout ça réclamant énormément de métaux. D’autant plus que personne ne remet en question la production d’électricité et un mode de vie que je qualifie d’impérial. » Problème, la ruée minière actuelle ne sert pas simplement à produire des batteries, des éoliennes ou des panneaux photovoltaïques. La demande en métaux croît dans énormément de secteurs, tels que le numérique (5G, data-center), eux-mêmes grands consommateurs d’énergie. L’argument de la transition énergétique est donc utilisé par l’industrie pour ouvrir à peu près n’importe quelle mine dans n’importe quelle partie du monde. » Ainsi, la multinationale Imerys explique elle-même que l’andalousite extraite à Glomel est nécessaire à la transition.

Stade Brestois : l’environnement sur le banc de touche ? | Le récap' de « Splann ! » de décembre 2024
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Stade Brestois : l’environnement sur le banc de touche ? | Le récap' de « Splann ! » de décembre 2024

Le Récap’ de « Splann ! » est notre nouveau rendez-vous mensuel sur les ondes de ‪Radio BOA‬ et des radios associatives de Bretagne partenaires. Que faut-il lire, écouter ou regarder pour s’informer sur la crise sociale, écologique et démocratique que traversent nos sociétés ? Juliette Cabaço Roger vient présenter nos dernières révélations ainsi qu’une sélection d’informations publiées par nos consœurs et nos confrères. Au sommaire de ce récap’ : L’Autorité environnementale rend un rapport critique concernant le projet d’Arkea Park du Stade Brestois, une nouvelle enceinte sportive qui serait construite sur des terres agricoles ; Un représentant CGT des agents de l’Office français de la biodiversité dénonce le laxisme des autorités face à attaques subies par son administration lors des manifestations agricoles ; Pour former ses cadres à la gestion de projet, à la communication et au lobbying, la FNSEA peut compter sur l’Ifocap, une école établie dans un hôtel particulier du 9e arrondissement de Paris ; Ouest-France a approché le milliardaire François Pinault pour devenir actionnaire de OFTV, l’une des deux nouvelles chaînes de la TNT devant naître en 2025.